16 septembre 2005

PETIT RESUME DES PREMIERS EPISODES...

Avant de poursuivre l'enquête vers le Saint Grâal du NAIRU, au travers des labyrinthes de l'économisme, un petit bilan des éléments de la première semaine du Blog:
L'hypothèse de base:
Le chômage de masse depuis désormais 30 ans ne serait pas un Fléau Naturel, résultat de l'ire d'une quelconque divinité toute puissante. Il se pourrait même qu'il en soit venu a être intégré comme un élément utile, indispensable et même planifié par certaines instances humaines, pour faire pression sur les "fidèles" (encore appelés salariés) et leur faire peur. Ce "Diable" moderne servirait en outre une cause appelée lutte contre "l'inflation". Car l'inflation, elle, serait le "Démon" pour une autre catégorie de personnes: les investisseurs financiers et les détenteurs de patrimoine.
Les premiers indices:
  1. Malgré les incantations, les déclarations et les "plans" de tous les gouvernements successifs depuis trente ans, et bien qu'ils aient tous contribué d'une manière ou d'une autre à "arranger" les chiffres du nombre de chômeurs pour être présentables au moment des élections importantes, le chômage s'est accru et reste massif.
  2. A cela s'est ajouté en outre un vaste HALO autour du chômage pur et dur. Ce halo est constitué de formes d'emploi atypique qui ont pourtant été présentées comme des sacrifices nécessaires pour guérir le mal. Leur point commun: la flexibilité, l'employabilité, la précarité et l'insécurité économique qui en découle. Le tout engendrant de nouveau de la crainte, de l'angoisse, de la peur.
  3. On a découvert (disons scientifiquement) en 1958 (Phillips) que le chômage faisait en général pression sur les salariés, ce qui calmait leur revendications salariales...
  4. En 1968, Milton Friedman dit: il y a un "taux de chômage naturel" dans chaque société. Chercher à aller en dessous ne sert à rien, si ce n'est à créer de l'inflation".
  5. Papademos et Modigliani disent en 1975: "ce n'est pas tout à fait exact: si on est bien au dessus d'un truc qu'ils appellent NAIRU, "Taux de chômage minimum qui n'accélère pas l'inflation", faire baisser le chômage ne réveillera pas le Démon des financiers, l'inflation. Mais si on baisse et s'en rapproche trop (mais là, c'est flou, où est le "cobra", difficile question), alors ce Démon de l'inflation pourrait se réveiller et se repaître des profits financiers.
  6. Plein de gens, des économistes, se mettent à calculer où pourrait se trouver le cobra, le fameux NAIRU.
  7. ILS se rendent compte cependant que leurs calculs sont très incertains, que ça ne colle pas bien avec la réalité, que leurs hypothèses sont un peu bancales...
  8. Pourtant, et manifestement parce qu'on leur demande (peu sont bénévoles), ils continuent (et particulièrement ces dernières années) à fournir des éléments qui deviennent des prévisions et des préconisations pour les politiques à mener.

Voilà qui est bien étrange...

Alors...

... on peut penser que si un concept aussi douteux continue malgré tout à être utilisé (Guillaume de Baskerville vous en fournira des preuves...), c'est qu'il à de bonnes raisons de l'être! Car deux choses sont intéressantes dans le NAIRU:

  1. la pression exercée sur les fidèles (les salariés) intéresse ceux qui veulent une main d'oeuvre peu chère et "docile". En économie, ce sont les "producteurs", ou les "employeurs". Peu importe quelle pression est exercée, mais pour l'instant, le chômage fait bien l'affaire. On teste déjà de nouvelles formes de précarité plus diffuses et moins visibles comme le nez au milieu de la figure au moment des élections, des sondages ou des référendums, mais la France est "en retard" sur ces nouvelles techniques (un certain archaïsme paraît-il...). Concernant le chômage, et même si au fond il est donc bien utile, il faut qu'il soit ressenti comme menaçant, angoissant, bien présent à l'esprit de ceux qui ont "pêché " et croisé le Diable (les chômeurs), mais aussi, et je dirais SURTOUT, à l'esprit de ceux qui n'ont PAS encore croisé le Diable. La messe du JT de 20 heures (exemple non exhaustif) peut efficacement y pourvoir. Surtout quand on y montre en boucle les malheurs de ceux qui ont vu le Diable... Et qui veulent se "repentir", bien sûr. Repentir, en nouveau français, ça se dit "rebondir".
  2. la priorité donnée à la lutte contre la soi-disant inflation (j'y reviendrai bien plus tard). Car là pas de doute, le Démon de l'inflation est bien réel pour la sphère financière et ceux qui accumulent beaucoup d'argent. On peut bien sûr y retrouver nos "producteurs", mais il y a aussi une autre catégorie très (et de plus en plus) influente qui s'appelle "les spéculateurs"...

Histoire de répondre par anticipation à toute critique du genre "encore une nouvelle version de la théorie du complot", je dirais simplement que dans le monde réel (l'allusion au cinéma et au film Le Nom de le Rose n'est qu'une manière originale de passer un message par une analogie qui me semble assez éclairante d'un mécanisme de contrôle social ayant déjà montré son efficacité dans l'histoire), il est vrai que les choses ne sont jamais aussi simples que la division du monde entre les "gentils" et les "méchants"! La division binaire (le Bien et le Mal par exemple), bien que très opérationnelle encore de nos jours (l'Axe du Mal par exemple, ou... le chômeur et le non-chômeur, celui qui bosse ou celui qui bulle, celui qui crée de la richesse et celui qui serait assisté, le productif et l'improductif et j'en passe), tient souvent de la manipulation et de la mystification. Car la réalité est bien plus complexe. Le vrai noir et le vrai blanc sont rares, mais le gris est multiple. Ce Blog essaie de montrer en poussant un peu le contraste ce qui apparaît incompréhensible à bon nombre de citoyens auourd'hui. Et concernant le NAIRU, je crois qu'il y a derrière cette histoire une combinaison d'éléments qui font advenir les choses telles que nous les constatons. Une part d'intérêts bien compris dans des "milieux influents", détenant un certain pouvoir, une part d'aveuglement et de routine chez de nombreuses personnes qui appliquent parce qu'ils y croient ou parce que c'est ce qu'on leur demande, ou encore parce que c'est juste leur "métier", et une grande part d'ignorance et d'incompréhension chez une majorité de gens qui n'ont que les moyens de subir, tant bien que mal.

La citation suivante s'applique merveilleusement au NAIRU, au chômage et à l'économie moderne:

"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."
Nicholas Murray Butler, Membre du Council on Foreign Relations, organisation américaine qui rassemble des leaders politiques ou économiques de haut niveau (comme Georges Bush père, Henry Kissinger, ou David Rockefeller).


Comments:
A propos des "gris" dont vous parlez, en voici un selon moi :
Je me suis rendu il y a quelques jours dans un centre commercial culturel qui vient d'ouvrir (Cultura). On y trouve les bestsellers dans chaque domaine, rien d'original. J'y ai retrouvé le fils d'un ami employé là pour la mise en rayon et la vente. Il m'a révélé que 90 % des vendeurs du magasin étaient comme lui jeunes diplomés, jusqu'à Bac+5, voire Bac+7, en bref tous des intellectuels maîtrisant bien leur domaine. Et bien sûr ils sont payés au smic. Alors, que devait faire l'employeur ? N'embaucher que des vendeurs faiblement qualifiés ?
Et voilà comment le chômage permet de se payer le haut diplômé au prix du moins qualifié...

La révélation du NAIRU aurait sans doute pour conséquence une pression moindre sur les chômeurs puisqu'alors les actifs (toutes catégories sociales confondues) revendiqueraient également un status plus confortable pour leurs périodes de chômage devenues nécessaires et légitimes durant leur carrière. J'ai bien compris ?

Antoine.

P.S. Merci pour la réponse très détaillée sur les chiffres (j'ai également entendu votre message sur le répondeur).
 
Evidemment, le NAIRU et la pression qu'il crée délibérément permet de modifier la donne du principe de l'offre et de la demande sur le marché du travail, cher à nos économistes libéraux. Il déplace le "curseur" du rapport de forces (ou du pouvoir d'action et de négociation) en faveur, globalement, de l'offreur d'emploi et au détriment relatif de l'offreur de travail. Juste une remarque en passant: avez vous noté une erreur de langage révélatrice que l'on entend souvent: "l'entreprise crée du travail", ou "l'employeur donne du travail a ses salariés". C'est évidemment un contre-sens: car l'entreprise déjà ne donne rien, elle achète du travail (le salarié vend bien son travail, non?) et elle fournit un emploi à ce travail (ou elle emploie ce travail). La confusion est amusante et je crois qu'à force de raréfier "l'emploi" (par le NAIRU notamment), on en vient à inverser les rôles et à accorder à l'entreprise la propriété de ce qui appartient au salarié: le travail! Réfléchissez y, c'est assez surprenant...
En fait, le NAIRU n'est ni plus ni moins, en langage libéral, qu'une entrave organisée sur le marché du travail à la fameuse concurrence libre et non faussée -chère à la défunte Constitution européenne. Il y a là d'ailleurs peut-être une piste d'action juridique contre le NAIRU ?
Concernant l'effet d'aubaine qui en résulte pour embaucher des jeunes sur-diplômés à prix modique, je vous conseille la lecture du bouquin de Sophie TALNEAU "On vous rappellera". BAc+5, rmiste à 25 ans et une vision déjà très claire de la rélité du jeu auquel on lui demande de jouer... En plus elle est corrosive à souhait, c'est embêtant pour se faire embaucher, mais c'est génial à lire!
Bien sûr, et comme je le disais ailleurs, le NAIRU est comme Dracula: mis en pleine lumière, il meurt! Ce qui est le but ambitieux mais avoué du Blog... Et pour reprendre la phrase du rappeur, si ceux qui se battent voient qui profite des dégâts, alors le combat a de fortes chances de cesser.
Vous êtes arrivé tout seul à la bonne conclusion. Il ne reste plus qu'à en convaincre quelques millions :o)
 
Ah encore un point. C'est amusant mais alors que vous me parliez de l'exploitation et de la galère des sur-diplômés (juste un chiffre: actuellement 50% des bac+5 jeunes diplômés sont encore sans emploi un an après la fin de leurs études...), un autre visiteur du blog qui m'a envoyé un mail m'a joint cet échange avec un réalisateur de documentaire qui cherche (il va en trouver!) des diplômés qui galèrent. Belle coïncidence non fortuite? Je le mets sur le blog car ma foi, des "candidats" seront peut-être
intéressés...En plus l'échange est intéressant sur le fond: en "montrant", ne participe t-on pas involontairement à la diffusion de cette angoisse collective qui est finalement le fond de commerce du NAIRU?
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> Reçu le 14 09 2005:
Bonjour,
Je suis producteur de documentaires et travaille actuellement à la production
d'un film intitulé « les intellos précaires ». Il s'agit d'évoquer la précarité
dans des milieux supposés non précaires comme la recherche, l'enseignement ou
encore le journalisme. Il s'agit également d'évoquer tt ces diplômés des
universités et des grandes écoles qui ne trouvent pas de travail. En
s'intéressant à cette catégorie, a priori favorisée, nous voulons évoquer la
précarité dans laquelle se trouve aujourd'hui de plus en plus de personnes,
qqsoit leur niveau d'étude et la profession, la précarité organisée devenant un
modèle économique ;

Vous pourriez éventuellement m'indiquer un moyen de vous joindre afin de vous
expliquer plus en détail notre projet. En effet, nous sommes à la recherche de
nos intervenants principaux pour le documentaire.

Cordialement
Dominique Monteiro
aber@free.fr


> Rép. 15 09 05: Intello producteur ?
Bonjour aussi,
J'espère que tu as lu nos Lettres ouvertes aux journalistes, à l'adresse :

http://precaires.free.fr/lettres.htm

Ton sujet semble moins orienté que ceux des propagandistes qui nous contactent
habituellement mais tu comprendras que l'on prenne quelques infos
complémentaires avant de te répondre, vu l'ambiance sarkozienne des media du
moment.

Qu'est-ce qui t'amène sur notre Défouloir pour y chercher des intellos ?
Est-ce que tu as produit d'autres documentaires, et pour quelles émissions ?

Il me semble que les milieux de la recherche, de l'enseignement et du
journalisme ne sont pas réputés non précaires, en tout cas sûrement pas par les
pigistes, suppléants, vacataires et autres CES, contrats-bidons ou dérivés que
l'on y rencontre en masse. En revanche, l'idée de clarifier la situation des
hauts diplômés serait une belle justice, dont on parle trop peu, à étaler au
grand jour.

Cordialement (sous réserve) et "Exclusivement"
Le Défouloir des Précaires


> Reçu le 15 09 2005:
Rebonjour,

Je travaille pour la société Aber Images sur laquelle vous pourrez trouver des
informations sur le net. Nous travaillons pour les France 3 Région et les
chaînes du câble. Le film que je produis est coproduit par France 3 Lorraine
Champagne Ardenne (les autres chaînes françaises n'ayant pas voulu donner
suite). Dernière précision, il ne s'agit pas d'un reportage type zone interdite
ou Ca se discute, mais d'un documentaire de 52 mn.

Autre information: je travaille sur ce projet avec Anne et Marine Rambach auteur
du livre "Les intellos précaires".

Enfin, je mets en pièce jointe une note de présentation du film afin que vous
puissiez entrevoir le film que nous voulons faire. J'espère que ce document
pourra expliciter notre démarche.

Cordialement
Dominique Monteiro
 
La formule NAIRU applique mois précisément sur l’économie Français car le manque total de mobilité dans le secteur public et le faible mobilité dans le secteur privé crée un chômage naturel (U*) qui est beaucoup plus petit et difficile de calculé.

Au même temps, l’état Français ne contrôle pas l’inflation parce que la France est un état sans devise national.

Mais j’ai bien votre blog – bonne continuation
 
Cher "Guillaume de Baskerville",
Dans la Divine comédie, Dante se faisait expliquer par Virgile la structure de l´Enfer : qui se trouvait dans quels cercles, lesquels s´ordonnaient selon une hiérarchie strictement établie en fonction de la nature et de la
gravité des péchés (les usuriers, remarquons-le, étaient condamnés à
l´avant-dernier cercle, un cran au-dessus de celui de Judas).
Me promenant innocemment à la FNAC, je cherche au rayon sociologie le sous-rayon travail et chômage. On m´indique trente malheureux centimètres.
Je m´y penche, et trouve un livre datant de 1980, réedité en 1994, les chiffres remis à jour régulièrement. Il se vend manifestement très bien, ce
qui m´étonne fort, compte tenu des centaines d´autres bouquins paraissant actuellement sur le sujet. J´ai nommé "L´épreuve du chômage" de Dominique Schnapper (Gallimard).
D´emblée, l´auteur annonce les couleurs : il ne s´agit pas de s´interroger sur les causes du chômage, mais sur la facon dont les personnes concernées
le vivent (on sait en effet qu´ injustice et détresse n´existent que dans la tête du quidam de base). Cela pouvait être intéressant, j´emmène le
bouquin dans ma besace, avec une pensée pour le journal d´ATTAC.
Amère déception, indignation fondée ! Sous prétexte de diviser le vécu du chômage en 3 catégories, Schnapper distingue 3 catégories sociales : les
bons chômeurs (cadres), les pauvres bougres (ouvriers) et les méchants parasites (jeunes, femmes, "artistes", ce dernier terme n´étant employé
dans ledit ouvrage qu´avec cette précaution sanitaire que sont les
guillemets).
Quelques statistiques scrogneugneu expédiées, Schnapper donne libre cours à un racisme social mal maitrisé, avec un tranchant tel que l´on a presqu´envie de rire : on apprend ainsi que la première catégorie est la seule qui sache transformer le chômage (évoqué toujours comme un phénomène
naturel) en une période active et enrichissante : les cadres au chômage se disciplinent, ne s´offusquent pas des petites humiliations administratives
et se conduisent de façon rationnelle, à la différence des ouvriers,
atteints dans leur honneur, cédant à la grogne ou à la pensée magique. L´esprit d´initiative des battants et leur goût des responsabilités les fait
s´irriter devant l´aspect "vieillot" des locaux de l´ANPE et la mauvaise organisation de ces paresseux de fonctionnaires (dixit Schnapper). En bons
membres de l´élite, ils savent mobiliser leur capital relationnel et le temps libéré par le chômage de manière à se projeter dans l´avenir, tandis que les "classes inférieures" se laissent abattre et se montrent incapables
de penser au futur (toujours selon Schnapper, je note aussi qu´il
retranscrit les interviews des catégories dites défavorisées dans leur intégralité, ne nous épargnant aucune maladresse langagière : le lecteur
cultivé ne saurait s´identifier avec ces gens-là qui osent réclamer des droits lors même qu´ils frisent l´illetrisme).
Quant à la troisième catégorie, ce sont les rêveurs, pourvus de diplômes et d´une certaine culture, c´est un fait, mais dont les attentes ne correspondent pas aux réalités du marché du travail : ces jeunes irresponsables trouvent le chômage "paradisiaque". Grace aux allocs, ils répondent à l´appel de leur "vocation d´artiste", ce qui n´a rien de sérieux, précise l´auteur, n´importe qui pouvant aujourd´hui se déclarer
artiste, nul besoin n´est de sortir du conservatoire ou des Beaux-Arts. En bref, ces adolescents attardés cherchent surtout à justifier leur répulsion
vis-à-vis du travail et de ses normes, leur volonté d´ échapper aux quarante heures, leur manque d´adaptation, et j´en passe (les interviewés de cette catégorie sont pour 90% des femmes, choix qui suggére une immaturité congénitale et masque l´inégalité des sexes face au chômage).
Schnapper parle plus loin, pour désigner ces mêmes activités artistiques chez les cadres, de pratiques culturelles, sans guillemets cette fois.
Voilà, semble-t-il une étude sur le chômage qui reste prisonnière du
système qu´elle prétend disséquer en toute objectivité.
Quel est l´interêt de ces grossières interprétations, sinon de diviser les chômeurs pour faire obstacle à leur éventuelle solidarité ?
En créant des sous-catégories au sein d´une population déjà stigmatisée on renforce la culpabilité de chacun. Ce livre évite de nommer les mécanismes
d´exclusion subtils qui jalonnent le parcours des personnes issues de
milieux modestes. Il oblitère aussi toute l´ambiguité de la situation des cadres au chômage (c´est au contraire ce qui m´a plu du point de vue littéraire :damnés, certes, mais cadres quand même. Sont-ce les Limbes, est-ce déjà l´Enfer ? "Est-il bon, est-il méchant?" ), la perte progressive de leurs illusions....
S´apesantir sur les écarts de chaque groupe de chômeurs par rapport à la norme néo-libérale empêche une prise de conscience quant à la logique
d´ensemble du système.
Mais toi qui as côtoyé les Dieux de la macroéconomie, tu leur dérobes le feu du NAIRU pour l´offrir au menu peuple ! Il y a du Prométhée dans ce dessein pour le moins subversif.
Songeons que le Tiers Etat, pour disparate qu´il ait été, ne s´ en est pas moins uni afin de renverser l´Ancien Régime.
Vale, Salve, etc.

Venantius de Salvemec.
 
julia
bonjour
votre blog est si interessant.bravo

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